CLINIQUE MON REPOS - MARSEILLE
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Au sommaire :
  1. Les pathologies prises en charge : comparaisons entre le secteur public et le privé
  2. Les pathologies prises en charge dans les cliniques psychiatriques
  3. La charte du patient hospitalisé
  4. La commission de conciliation


PATHOLOGIES PRISES EN CHARGE
DANS LES CLINIQUES PSYCHIATRIQUES

Docteur Pierre RANCE

 


Article paru dans Hospitalisation Privée - Fiehp - juin 1997
et dans la revue "Pluriels" de la Mission Nationale d'Appui en Santé Mentale
mars 1998

Dans le cadre de cet article, il m'a été demandé de faire l'inventaire des pathologies. Lourde tache, car cela nécessiterait bien plus que cette revue. Il m'arrive souvent de dire à certains de mes confrères psychiatres que l'on a les patients que l'on mérite. C'est peut-être exagéré, mais dans le Midi on n'exagère que la vérité. Ceci étant dit, il me faudrait faire un inventaire exhaustif des pratiques de tous les établissements en tenant compte de la personnalité de chaque psychiatre, ainsi que des "options" choisies par chaque établissement. On se rend bien compte lorsque nous nous rencontrons à l'occasion de congrès ou lors de réunions de travail comme celles du B.A.Q.H.P.Psy, que nos pratiques sont quelques peu différentes selon que l'établissement est situé dans une zone rurale ou dans une zone urbaine. Cela vient aussi du fait que l'expression des maladies mentales est souvent liée à l'environnement, au contexte social, familial et/ou professionnel sans parler de la structure de personnalité même du patient et de sa culture.

Dire que les établissements psychiatriques sont des établissements entièrement à part relève de la boutade . Toutefois nous répondons à une réglementation commune et il faut bien reconnaître que par les pathologies que présentent nos patients nous pouvons nous définir comme étant des établissements entièrement à part.

Hormis les troubles psychiatriques nécessitant la mise en application de la Loi du 27 JUIN 1990 pour les hospitalisations sous contrainte, nos établissements accueillent toutes les formes troubles psychiatriques, de la simple dépression réactionnelle au psychotique plus ou moins chronique en passant par tous les états intermédiaires possibles, y compris les états d'agitations, les tentatives de suicides, etc.. Nous accueillons aussi toutes les couches sociales de la société et nos établissements sont loins de ne recevoir que des nantis comme le crois parfois le grand public.

Pour rendre cette démarche compréhensible de tous il m'est apparu qu'il était nécessaire d'être un peu schématique tout en essayant d'être le moins réducteur possible. Et la difficulté de cette démarche montre bien toute la complexité qu'il existe dans l'élaboration d'un diagnostic en psychiatrie. Le seul "support" que nous avons à notre disposition c'est un homme ou une femme souffrant dans ce qu'il a de plus profond, de plus intime et de plus secret, à savoir: son psychisme. Ses états d'âmes pour ne pas dire l'état de son âme, c'est ce qu'il va nous falloir, pas à pas, découvrir, décrypter et comprendre A l'inverse des autres spécialités médicales qui peuvent bénéficier d'une logistique exploratoire technique complexe et performante, le psychiatre n'a à sa disposition que l'approche clinique du patient, avec parfois l'aide que certains tests psychologiques d'évaluation de la personnalité.

Avant d'aller plus avant dans cet exposé il apparaît important de rappeler quelques chiffres concernant notre pratique et les patients que nous accueillons et traitons:

Il y avait en France en 1995: 122 établissements de psychiatrie privée à statut commercial.

La taille moyenne des établissements est de 80 lits avec des extrêmes allant de 25 lits à plus de 250 lits. Cela représente environ 10.000 lits.

La répartition des patients par sexe est la suivante:

  1. 40% d'hommes.
  2. 60% de femmes.

La répartition des patients par âge montre:

  1. Un premier pic pour la tranche des 40 à 49 ans ( 23,7%)
  2. Un second pic pour la tranche des 60 ans et plus (27,3%)
  3. Les femmes sont en moyennes plus âgées que les hommes.

L'origine géographique de provenance des patients montre que:(ces chiffres représentent une moyenne nationale et pour certains établissements la part des patients issus du département est plus importante):

  1. 63% des patients sont originaires du département de l'établissement.
  2. 19% sont hors département mais résident dans la même région.
  3. 18% sont originaires d'une autre région.

La D.M.S est de 45 jours. Durée Moyenne de Séjour qui peut paraître longue comparée à la durée des hospitalisations en médecine ou en chirurgie. Cela s'explique part par les pathologies que nous avons à traiter.

D'autre part par la pharmacocinétique particulière des molécules que nous utilisons (un antidépresseur ne montre son efficacité qu'après deux à trois semaines de prescription, la mise en place du traitement par neuroleptique a action prolongé nécessite trois à quatre semaines, un traitement prophylactique par sel de lithium ou par carbamazépine nécessite plusieurs dosages sanguins et la dose thérapeutique n'est atteinte qu'après quatre à cinq semaines).

La répartition des pathologies traitées dans nos établissements est la suivante. (Selon la C.I.M 10)

  • F8:Troubles du développement psychologique chez l'adulte (0,90%): on trouve dans cette catégorie les troubles spécifiques du développement de la parole et du langage, les troubles des acquisitions scolaires, les troubles du développement moteur, les troubles du développement (l'autisme en particulier).
  • F7:Retard mental chez l'adulte (1,00%): ce sont les débilités légères ou graves, les oligophrénies, les déficiences mentales profondes.
  • F9:Troubles du comportement et du développement apparaissant dans l'enfance se manifestant chez l'adulte (1,20%): Les troubles hyperkinétiques, les troubles des conduites, les troubles émotionnels débutant dans l'enfance, les troubles du fonctionnement social.
  • F5:Syndromes comportement aux associés à des perturbations physiologiques et facteurs physiques (4,00%): Les troubles de l'alimentation ( anorexie mentale, boulimie), les troubles du sommeil non organiques ( insomnie non organique, hypersomnie non organique, somnambulisme, cauchemars, terreurs nocturnes).
  • F0:Troubles mentaux organiques (4,40%): Démence de la maladie d'Alzheimer, démence vasculaire, syndrome amnésique organique induit par l'alcool ou d'autres substances psycho-actives, syndrome post-encéphalitique, syndrome post-commotionnel.
  • F1:Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de substances psycho-actives (7,50%): liés à l'utilisation d'alcool, d'opiacés, de dérivés du cannabis, de cocaïne, d'hallucinogènes, de sédatifs et hypnotiques.
  • F6:Troubles de la personnalité et du comportement chez l'adulte ( 9,60% ): Troubles de la personnalité (personnalité paranoïaque, personnalité schizoïde, personnalité dyssociale, personnalité dépendante, personnalité anxieuse ), troubles des habitudes et des impulsions ( pyromanie, kleptomanie ), troubles de l'identité sexuelle et de la préférence sexuelle.
  • F4:Troubles névrotiques, troubles liés à un facteur de stress, troubles somatoformes (19,80%):Troubles anxieux phobiques, trouble obsessionnel-compulsif, état dépressif réactionnel, troubles dissociatif de conversion, troubles somatoformes.
  • F3:Troubles de l'humeur (20,50%): Episode maniaque, trouble affectif bipolaire, épisodes dépressifs, trouble dépressif récurrent (avec ou sans syndrome somatique, avec ou sans symptômes psychotiques), troubles de l'humeur persistants (cyclothymie, dysthymie).
  • F2:Schizophrénie, troubles schizotypiques, troubles délirants.(26%) : Schizophrénie (paranoïde, hébéphrénique, catatonique, résiduelle, simple ), troubles délirants persistants, troubles psychotiques aigus et transitoires, troubles délirant induit, troubles schizo-affectifs de type maniaque, de type dépressif.

Cette longue liste montre bien la diversité des pathologie auxquelles nous sommes confrontés. Cela montre aussi toute la diversités des thérapeutiques et des prises en charge mises en place. Chaque patient étant unique, nous ne faisons que du sur-mesure.

Nos établissements accueillent et traitent toutes ces formes de troubles, essentiellement en hospitalisation complète, en placement libre. Cela permet de d'opérer une rupture avec le milieu familial, social et/ou professionnel. Cet isolement relatif d'avec son environnement fait partie intégrante de la mise en route du traitement.

 


La charte du patient hospitalisé

arrêté du 7 janvier 1997
circulaire ministérielle du 6 mai 1995

 

  • Les établissements de santé garantissent la qualité des traitements, de soins et de l'accueil. Ils sont attentifs au soulagement de la douleur.
  • L'information donnée au patient doit être accessible et loyale. Le patient participe aux choix thérapeutiques qui le concernent.
  • Un acte médical ne peut être pratiqué qu'avec le consentement libre et clair du patient.
  • Un consentement spécifique est prévu notamment pour les patients participant à u!ne recherche biomédicale pour le don et l'utilisation des éléments et produits du corps humain et pour les actes de dépistage.
  • Le patient hospitalisé peut, à tout moment, quitter l'établissement sauf exceptions prévues par la loi, après avoir été informés des risques éventuels qu'il encourt.
  • La personne hospitalisée est traitée avec égards. Ses croyances sont respectées. Son intimité doit être préservée ainsi que sa tranquillité.
  • Le respect de la vie privée est garanti à tout patient hospitalisé ainsi que la confidentialité des informations personnelles, médicales et sociales qui le concernent.
  • Le patient a accès aux informations contenues dans son dossier notamment d'ordre médical par l'intermédiaire d'un praticien qu'il choisit librement.
  • Le patient hospitalisé exprime ses observations sur les soins et l'accueil et dispose du droit de demander réparation des préjudices qu'il estimerait avoir subis.

 

Lien vers le site de l'Hospitalisation Privée :
La charte du patient hospitalisé
texte complet


    Commission de conciliation

    Une commission de conciliation existe au sein de l'établissement. Cette commission permet de vous exprimer dans le cas où vous estimeriez avoir subi un préjudice du fait de l'activité de la clinique.

    La permanence à lieu de 14h30 à 15h le Lundi, le Mardi , le Jeudi, le Vendredi, au bureau de la surveillante générale.

    Commission de conciliation - documents généraux sur son fonctionnement